Pierre-Yves Bournazel, candidat à la primaire UMP, veut créer des taxis roses à Paris

dimanche 10 mars 2013

« Suivant l’exemple de Londres, je travaillerai au développement d’une flotte de taxis roses, conduits par des femmes et dédiés exclusivement à un public féminin», persiste pompeux le conseiller de Paris, candidat UMP à l’investiture pour les municipales parisiennes, dans un communiqué détaillant ses «11 engagements pour construire une ville à la mesure des femmes ». Sa ségrégation rose, il la justifie en affirmant que la rue ne doit plus être « le fief des mâles ».  Il est évident que pour lutter contre la discrimination féminine, le secret est d’en créer une autre bien pire, à connotation sexuelle. Mais le candidat ne se démonte pas et affirme que « Le préfet de police et le maire doivent agir de concert pour débarrasser nos rues des différentes formes d’insécurité, de préjugés et de commentaires sexistes ».

Puis sans prendre le temps de balayer devant sa propre porte, il poursuit sur sa lancée « féministe » et veut renforcer la vidéosurveillance, améliorer l’éclairage public, mettre en place « un vaste plan de lutte contre les incivilités», créer un label « Femmes à Paris » pour engager « les établissements nocturnes à adhérer à un certain nombre de valeurs en faveur du respect des femmes (...) et à promouvoir la galanterie ».  Les taxis roses restent à ce jour l’un des plus brillants exemples de « galanterie ». Puis s’intéressant enfin aux besoins des femmes et non plus à ses préoccupations électoralistes pour faire du buzz, le candidat propose aussi de multiplier les places en crèche, de faciliter l’accès des familles monoparentales aux logements sociaux, ou de respecter la parité au sein de la représentation politique. Ces dernières mesures moins glamour ne sont elles pas davantage de nature à faciliter la vie des femmes ?

Véronique Pierron

 

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