La France s’engage dans le conflit au Mali

samedi 12 janvier 2013

Jeudi, le président malien demandait une aide militaire à son homologue français. Le lendemain, François Hollande lui a répondu favorablement. Dans une courte déclaration depuis l’Élysée, le chef de l’État a confirmé l’engagement depuis vendredi après-midi des troupes militaires françaises aux côtés des unités de « cet État ami » pour lutter contre les groupes armés islamistes qui avancent vers le sud du pays. La décision de cette intervention a été prise vendredi « matin en accord avec le président malien Dioncounda Traoré ».

Cette opération française « durera le temps nécessaire », a souligné François Hollande. Tout en précisant que l’Hexagone intervenait « dans le cadre de la légalité internationale ». Et conformément à l'article 35 de la Constitution française, « le parlement sera saisi dès lundi ». « Les terroristes doivent savoir que la France sera toujours là lorsqu’il s’agit non pas de ses intérêts fondamentaux mais des droits d’une population, celle du Mali, qui veut vivre libre et dans la démocratie. » C’est sur ces mots que François Hollande a conclu son allocution.

De son côté, Laurent Fabius s’est voulu rassurant face à l’inquiétude des familles des otages détenus au Sahel. « Nous faisons et nous ferons tout pour sauver nos otages », a promis le ministre des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse. « Mais il faut bien comprendre que ce sont les mêmes qui sont les ravisseurs d'otages et qui veulent descendre dans le sud pour continuer leur sinistre besogne », a-t-il déclaré pour justifier l’intervention militaire française. Plus tôt dans la journée de vendredi, Paris a recommandé à ses ressortissants « dont la présence n’est pas indispensable au Mali de quitter provisoirement le pays ».

 

Caroline Moisson

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